Malgré quelques escarmouches signalées vendredi matin par l'opposition, le cessez-le-feu, entré en vigueur jeudi matin, continue de tenir plus ou moins bien. Reste à savoir si les forces de sécurité laisseront les opposants manifester cet après-midi.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres, des combats ont opposé vendredi matin des soldats et des déserteurs dans la région d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie. L'accrochage a duré plusieurs minutes et a pris fin sans faire de victime. S'il est confirmé de source indépendante, cet incident serait le premier d'importance depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, jeudi matin.
L'OSDH juge cependant que le cessez-le-feu semblait être globalement respecté dans le reste du pays. Kofi Annan, l'émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe, l'auteur du plan de paix, partage d'ailleurs la même opinion.
Le régime respectera-t-il le cessez-le-feu lors des manifestations ?
Comme tous les vendredis, l'opposition appelle à de grandes manifestations populaires à l'issue de la prière hebdomadaire. Il s'agira du premier test de la volonté du régime de Bachar al-Assadd'appliquer totalement ou non le plan de paix proposé. L'accord prévoit en effet le droit de manifester. Les premiers rassemblements ont débuté vers midi, heure française (13h, heure locale).
Enfin une résolution de l'Onu ? Grâce à l'aval de la Chine et de la Russie, qui ont bloqué tout projet depuis plus d'un an, le Conseil de sécurité de l'Onu pourrait adopter vendredi sa première résolution. Le texte, rédigé par les Etats-Unis, devrait autoriser l'envoi d'une équipe de 30 observateurs internationaux pour vérifier le respect du cessez-le-feu.
Selon des diplomates, Kofi Annan a également demandé jeudi à l'Onud'exiger un retour de l'armée syrienne dans ses casernes, conformément à son plan de paix. S'exprimant devant le Conseil de sécurité, il a déclaré que, techniquement, Damas n'avait pas respecté son plan sur ce point, mais que le fragile cessez-le-feu était "une chance à saisir".
Le régime respectera-t-il le cessez-le-feu lors des manifestations ?
Comme tous les vendredis, l'opposition appelle à de grandes manifestations populaires à l'issue de la prière hebdomadaire. Il s'agira du premier test de la volonté du régime de Bachar al-Assadd'appliquer totalement ou non le plan de paix proposé. L'accord prévoit en effet le droit de manifester. Les premiers rassemblements ont débuté vers midi, heure française (13h, heure locale).
Enfin une résolution de l'Onu ? Grâce à l'aval de la Chine et de la Russie, qui ont bloqué tout projet depuis plus d'un an, le Conseil de sécurité de l'Onu pourrait adopter vendredi sa première résolution. Le texte, rédigé par les Etats-Unis, devrait autoriser l'envoi d'une équipe de 30 observateurs internationaux pour vérifier le respect du cessez-le-feu.
Selon des diplomates, Kofi Annan a également demandé jeudi à l'Onud'exiger un retour de l'armée syrienne dans ses casernes, conformément à son plan de paix. S'exprimant devant le Conseil de sécurité, il a déclaré que, techniquement, Damas n'avait pas respecté son plan sur ce point, mais que le fragile cessez-le-feu était "une chance à saisir".
Sarkozy très sceptiqueMais Nicolas Sarkozy a confié vendredi qu'il ne croyait ni à la sincérité de Bachar al-Assad, ni "malheureusement" au cessez-le-feu. "Je pense et c'était l'objet de la discussion que nous avons eu avec (le président Barack Obama) hier, qu'il faut absolument déployer des observateurs au minimum pour que l'on sache ce qui se passe", a ajouté le président. "Et je suis convaincu que la communauté internationale devra prendre ses responsabilités et créer les conditions de corridors humanitaires pour que des malheureux qui sont aujourd'hui massacrés puissent échapper à un dictateur", a-t-il conclu.
"Preuves" de crimes contre l'humanité ?
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que "la France a réuni un certain nombre d'éléments de preuve qui permettraient le cas échéant, le moment venu, notamment à l'Onu, de saisir la justice internationale, parce qu'il y a eu des crimes contre l'humanité qui ont été commis à l'évidence".
le 13 avril 2012 à 08:01
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