A Provins mardi soir, Jean-François Copé, François Baroin, Valérie Pécresse, Christian Jacob, Luc Chatel et Bruno Le Maire étaient réunis pour défendre le bilan de leur candidat et porter quelques estocades au rival François Hollande.
AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE
A Provins, mardi soir, les "Mousquetaires de l'UMP -Jean-François Copé, Christian Jacob, François Baroin, Bruno Le Maire, Valérie Pécresse et Luc Chatel- ont défendu le bilan de leur candidat et porter quelques estocades au rival François Hollande.
Les six "Mousquetaires" de l'UMP ont fait estrade commune mardi soir pour afficher leur "engagement total" derrière Nicolas Sarkozy, tout en pensant très fort, sans jamais le dire ni l'admettre, à l'après-2012.
Hollande le caméléon
Réunis à 12 jours du premier tour de la présidentielle à Provins, dans le fief du ciment de ce groupe, le patron des députés UMP Christian Jacob, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, et les ministres François Baroin (Economie), Valérie Pécresse (Budget), Luc Chatel (Education) et Bruno Le Maire (Agriculture) ont sorti la grosse artillerie pour attaquer François Hollande.
Devant un bon millier de militants UMP rassemblés salle Saint-Ayoul, ils ont tour à tour traité le candidat socialiste de "caméléon qui ne révèle jamais sa couleur" ou offre "le spectacle du Puy du flou", de "cheval rose d'un attelage rouge-vert-rose qui tire à hue et à dia" et dont "le seul point commun, c'est l'antisarkozysme", ou encore de "danseur de madison".
Sarkozy le courageux
Les six amis ont à l'inverse vanté les mérites du président-candidat, sans jamais faire donner l'impression d'être d'un optimisme débordant sur ses chances de succès.
Seule femme de la bande, Valérie Pécresse -arrivée en retard en provenance d'un meeting à Versailles, à l'autre bout de l'Ile-de-France, avec... François Fillon- a lancé: "Quand j'entends dire 'Nicolas Sarkozy, président des riches', j'ai envie de crier: Non! Nicolas Sarkozy, président de tous les Français!"
Tous ont salué son "cran", son "courage" et sa stature "d'homme d'Etat". S'adressant à ceux qui ont pu connaître des "déceptions" et émettre des "critiques" à l'égard de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé a estimé que "la seule question qui vaille", c'est de savoir "quel est celui des candidats en présence capable de nous assurer la maîtrise de notre destin".
Les 6 mousquetaires
Constitué de manière informelle dès 2008 autour de Jean-François Copé, François Baroin, Christian Jacob et Bruno Le Maire, ce "G4" de "bébés Chirac", très vite baptisé les "Mousquetaires", s'est élargi plus récemment à deux autres quadra prometteurs de l'UMP, Valérie Pécresse et Luc Chatel.
Lors de cette "soirée de Provins", "pas tout à fait comme les autres", Jean-François Copé -qui, en prétendant déclaré à l'Elysée pour 2017, se verrait bien chef de la troupe- en a profité pour saluer l'"aventure collective", bien loin "des querelles de personnes", de ces six ambitieux, y voyant "une sacrée belle leçon de vie". A l'unisson, tous ont fait assaut d'amabilités sur les qualités des uns et des autres.
"Nous avons fait le choix depuis bien longtemps, et je crois pour bien longtemps, de nous retrouver la main dans la main (...) Quand on fait des choses ensemble, on est capable de faire de très belles choses pour notre pays", a lancé Jean-François Copé, s'adressant au moins autant à ses acolytes qu'à l'auditoire. "Nous avons une histoire commune", a renchéri Bruno Le Maire.
Si l'après-présidentielle est dans toutes les têtes, motus et bouche cousue. Y penser toujours, n'en parler jamais... "Viendra ensuite le temps de parler d'avenir, on n'est pas du tout dans ça aujourd'hui", assure Jean-François Copé devant des journalistes. "Une haie après l'autre. D'abord la victoire de notre candidat, après on aura le temps de parler d'autre chose", renchérit Christian Jacob.
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